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  • L’Ukraine construit une première ligne de chemin de fer selon les normes européennes

    L’Ukraine construit une première ligne de chemin de fer selon les normes européennes

    L’Ukraine a inauguré le 5 septembre dernier sa première ligne ferroviaire construite selon les normes européennes adoptant notamment l’écartement standard (1 435 mm) utilisé majoritairement dans l’Union européenne, renforçant ainsi son intégration au réseau ferré européen. La construction de cette ligne a été financée par un prêt de la Banque européenne d’investissement (BEI) et une subvention de l’UE au titre du mécanisme pour l’interconnexion en Europe. Longue de 22 km, elle relie les villes ukrainiennes d’Oujhorod, à la frontière avec la Slovaquie, et de Chop, au sud, près de la frontière avec la Hongrie. Cette nouvelle voie constitue encore une exception dans le pays alors que le reste de son réseau ferroviaire utilise l’écartement large (1 520 mm) comme dans la plupart des anciennes républiques soviétiques. Les temps de trajet en train entre Oujhorod et Chop et vers des villes de l’UE telles que Košice en Slovaquie, Budapest en Hongrie et Vienne en Autriche seront considérablement réduits en évitant une longue rupture de charge à la frontière.

  • Un train pour Gênes, la ville verticale

    Un train pour Gênes, la ville verticale

    Depuis la gare de Vintimille, on peut accomplir le voyage jusqu’à Gênes en moins de deux heures. La capitale de la Ligurie et l’un des ports les plus importants de la mer Méditerranée. Sa longue histoire lui a laissé un riche patrimoine à découvrir le temps d’un week-end.

    Afin d’arriver à Gênes, le train longe la côte ligure. Sur le trajet s’égrène le nom de gares comme Sanremo, Imperia ou Savona. Arrivé à destination, en gare de Gênes Piazza Principe, la ville s’ouvre à vous. Inaugurée en 1860, la gare est l’œuvre d’Alexander Mazzucchetti, un architecte à qui on doit notamment la gare de Turin Porta Nuova. En sortant de la gare, une station de métro cueille les voyageurs dès la sortie du train. Cinquième réseau urbain italien par sa taille, le réseau de la ville permet d’accéder à de nombreux lieux incontournables de la ville.

    La gare de Gênes Piazza Principe. Crédit : © Wiki Commons Alessio Sbarbaro

    Maupassant lui arrive à Gènes par la mer et décrit dans La vie errante sa rencontre avec le port ligurien : « Au fond du golfe, la ville se soulève comme si elle sortait des flots, au pied de la montagne. Le long des deux côtes qui s’arrondissent autour d’elle pour l’enfermer, la protéger et la caresser, dirait-on, quinze petites cités, des voisines, des vassales, des servantes, reflètent et baignent dans l’eau leurs maisons claires. »

    La République de Gênes

    Rivale historique de Venise pour le contrôle du commerce maritime, l’industrieuse Gênes a marqué l’histoire européenne et méditerranéenne de son empreinte. La République de Gènes est une thalassocratie de premier plan. Elle s’appuie sur des comptoirs commerciaux installés sur tout le pourtour méditerranéen, mais également jusqu’à la mer Noire à l’Est et jusqu’à la Manche à l’Ouest. L’incroyable puissance de la cité maritime se retrouvent aujourd’hui dans les palais des grandes familles nobles de la ville.

    A Gênes, on se perd avec joie dans les venelles du centre historique. Ce dédale de ruelles – baptisées par les Gênois « carruggi » constitue en effet un labyrinthe efficace pour perdre le visiteur d’un jour. La cathédrale San Lorenzo, zébrée de gris et de blanc comme souvent en Ligurie, le Palazzo Ducale qui servait de résidence aux Doges et de siège du gouvernement de la Superba, comme on surnomme la ville, et le théâtre Carlo Felice, principal opéra de Gênes : le centre historique compte de nombreux monuments qui se dévoilent au détour d’une ruelle.

    Une cité verticale

    Ville verticale, on explore Gênes à pied, en funiculaire, en train ou même en ascenseur, comme celui de Castelleto et ses vitraux Art nouveau ou celui de Montegalletto, qui rejoint le Musée des cultures du monde. Le petit train à crémaillère de Granarolo permet de grimper tout en haut de la colline et jouir ainsi d’une vue imprenable sur la cité et sur son port.

    Sa longue histoire lui a laissé un riche patrimoine, tandis que sa culture gastronomique rayonne bien au-delà des collines qui entourent la ville. Le pesto genovese bien sûr, exclusivement préparé dans un mortier avec du basilic génois AOP. La focaccia se décline ici à l’infini et la farinata, une pâte à base de farine de pois chiches, se déguste dans les traditionnelles « sciamadde », ces petits établissements dotés d’un four à bois. Joie de la street food, les anchois frits minute sont servis en cornet.

    Crédit : © Xedum – Visit Genoa

    Une ville populaire

    Si sa rivale de toujours Venise peut sembler aujourd’hui dénaturée par le tourisme de masse, Gênes est restée une ville populaire. Partout dans la ville, les supporters ultra des deux grands clubs locaux de foot, le Genoa et la Sampdoria inscrivent sur les murs l’amour de leur équipe et la haine de leur éternel rival. Une opposition sur le terrain du sport, mais aussi sur celui de la politique, les supporters de la Genoa étant marqué à gauche, tandis que ceux de la Sampdoria embrassent souvent les idées de l’autre côté de l’échiquier politique. Chaque ruelle semble être le terrain de cette rivalité. En descendant vers l’aquarium de Gênes, l’un des plus grands d’Europe où on peut admirer quelque 600 espèces différentes, ainsi que le Galata Museo del Mare, pour découvrir l’histoire de la navigation, on trouve une bonne adresse où se remettre de ses émotions du jour. Le tourisme, ça creuse. Rendez-vous au restaurant Cavour 21 (Piazza Cavour 21r). Cette adresse populaire, toute en simplicité, dont la salle est constamment remplie de mangeurs heureux vaut le détour. Souvent plein, il suffit de laisser son nom et de repasser à l’heure convenue, vous pouvez également boire un verre en attendant devant l’établissement. Votre attente sera récompensée par des plats canailles, issus de la riche tradition culinaire ligurienne, arrosés de vins locaux à des prix très abordables. Une conclusion parfaite à votre escapade génoise.

    Pierre Michel

    Crédit : © P. MIchel – En train
  • RailOne, la nouvelle application des chemins de fer indiens

    RailOne, la nouvelle application des chemins de fer indiens

    Le réseau des chemins de fer indiens est impressionnant par sa taille, par le nombre de trains qui y circulent et par le nombre de voyageurs transportés… Mais, pour le visiteur étranger, il n’est pas toujours évident de s’y retrouver!

    Développée par les Indian Railways, RailOne est une application complète conçue pour regrouper tous les services essentiels sur une seule plateforme. En intégrant de multiples fonctionnalités dans une seule application, RailOne simplifie l’expérience de voyage grâce à un système d’authentification pratique.. Que vous planifiiez un trajet, réserviez des billets ou recherchiez des services spécifiques, RailOne est le compagnon de voyage idéal de vos périples en Inde. Disponible gratuitement depuis le 1er juillet dernier, cette appli permet même de commander votre repas, livré directement à votre siège !


    Plus d’infos : railone.co.in/

  • Weekend à … Mulhouse, capitale du patrimoine industriel

    Weekend à … Mulhouse, capitale du patrimoine industriel

    Dans le sud de l’Alsace, Mulhouse est facilement accessible et recèle de nombreux trésors. Les curieux et les férus de technologie y découvriront hors des sentiers battus des musées uniques en Europe et une cité dynamique.

    Situé dans le sud de la plaine d’Alsace, au confluent de l’Ill et de la Doller, Mulhouse attire peut-être moins de visiteurs que Colmar ou Strasbourg, mais elle a aussi beaucoup à offrir. Haut lieu de l’industrie alsacienne, elle préserve un important patrimoine et ne compte pas moins de onze musées ! Mulhouse est la destination parfaite pour un week-end ou un court séjour urbain, entre culture, nature et gastronomie. À seulement quelques heures de Paris et Lyon en train, et à quelques kilomètres des frontières suisse et allemande, entre Vosges et Rhin, on y arrive par la massive gare de Mulhouse-Ville, construite en 1933, reconnaissable par sa façade de grès rouge, pierre traditionnelle des bâtiments alsaciens.

    De la gare, l’itinéraire le plus agréable pour gagner le centre historique est celui suivi par le tram, ouvert en 2006, le long des maisons à arcades du Nouveau Quartier. Les anciens bâtiments industriels sont nombreux le long du pourtour extérieur du centre-ville. Mulhouse, après avoir été un des berceaux de l’industrie, a été un des points de départ du rail en France.

    Mulhouse, développée par le rail

    L’histoire du chemin de fer a été écrite par des industriels et des ingénieurs visionnaires, des rêveurs qui ont su imposer leur vision et devenir les moteurs de la révolution industrielle. Nicolas Koechlin appartient à cette catégorie. Entrepreneur alsacien ayant fait fortune dans l’industrie textile, il transforme Mulhouse et participe activement à l’économie de sa région. Issu d’une famille d’industriels arrivée de Suisse à la fin du XVIe siècle, l’homme d’affaires contribue dès les années 1820

    au développement de Mulhouse. Puis, conscient de l’importance du transport dans la création de nouveaux débouchés pour ses affaires, il lance la ville et l’Alsace dans l’aventure ferroviaire naissante, avec l’étude et la construction en 1839 de la ligne Mulhouse – Thann (la toute première voie ferrée construite en Alsace et la troisième en France) puis, en 1841, de la ligne Strasbourg – Bâle (la toute première liaison internationale).

    L’héritage industriel

    Aujourd’hui, les anciennes usines se transforment en lieux culturels ou en espaces de vie, et cette culture de l’innovation se retrouve dans les grands musées techniques.

    Installé dans l’ancienne filature de laine des frères Hans et Fritz Schlumpf, le Musée national de l’Automobile – collection Schlumpf a pour point de départ l’extraordinaire collection de l’industriel, soit quelque 450 véhicules (la plus grande et la plus prestigieuse du monde !). Ce sont les ouvriers qui ont découvert ce trésor mécanique alors qu’ils occupaient ce site en 1977 pour protester contre leur licenciement. Ou- verte au public par la suite, cette collection est celle de la démesure et de l’extraordinaire, où l’on trouvera bien plus de Bugatti ou de Rolls-Royce que de Peugeot ou de Renault…

    La Cité du train de Mulhouse est le plus grand musée européen exclusivement consacré au chemin de fer (50000m2 d’exposition, plus de 150matériels du patrimoine ferroviaire français et des milliers d’objets du rail). Huit installations fixes y évoquent différents aspects du transport ferroviaire tel le bâtiment d’une petite gare de province, un poste d’aiguillage datant de 1900, des signaux, une imposante grue d’une cour de gare, une marquise, un pont transbordeur et même une plaque tournante. Deux autres espaces spécifiques où se trouvent les autres collections du musée accueillent les visiteurs. « Le parcours spectacle » présente, dans l’atmosphère d’un plateau de cinéma de 6000m2, 27 matériels ferroviaires scénarisés autour de six thématiques. Et « Les Quais de l’histoire » délivrent sur 13000m2 l’évolution chronologique de la technique ferroviaire, de la plus ancienne locomotive à vapeur de 1844 au miracle de la grande vitesse ferroviaire. Pour en apprendre plus sur l’histoire textile de la région, poussez les portes du musée de l’Impression sur étoffes. Il commémore une autre industrie qui a longtemps fait la richesse de Mulhouse : l’impression sur étoffes, dite indiennage. Cette collection a été réunie dès 1833, afin de servir d’inspiration aux manufacturiers et à leurs dessinateurs. Un rôle aujourd’hui toujours rempli par l’institution culturelle, où les créateurs et les stylistes viennent chercher leur inspiration… Et ils ont de la matière: le musée préserve près de 50 000 documents textiles !

    Parmi les nombreux musées qui vous accueillent à Mulhouse Sud Alsace, la communauté de communes qui intègre une quarantaine de communes de l’agglomération, l’Écomusée d’Alsace, situé à une vingtaine de kilomètres de Mulhouse, permet de déambuler dans un village alsacien d’autrefois, avec ses 80 bâtiments et maisons à colombages, ses artisans et ses animations et fêtes traditionnelles. L’histoire et le patrimoine de l’Alsace reprennent vie dans cet écomusée, le plus grand de France. Bonne nouvelle: il est accessible en transports en commun sur réservation préalable.

    Le centre historique

    Mais Mulhouse ne se limite pas à ses musées. Son centre-ville vivant, ses façades colorées, ses adresses gourmandes et son Street Art omniprésent font pleinement partie de son identité. Une promenade dans le centre historique permet de découvrir les maisons colorées et de profiter de l’ambiance animée des cafés et des restaurants.

    La place de la Réunion est le cœur de la ville et son hôtel de ville du XVIe siècle à la façade rose est la carte postale de Mulhouse. Elle tire son nom du rattachement à la France, en 1798, de l’ancienne République indépendante de Mulhouse. Comme son nom alsacien, Rothüssplatz, l’indique, nous sommes sur la place de l’hôtel de ville, ou plutôt de l’ancien, qui abrite désormais le Musée historique. La façade du bâtiment est remarquable par ses peintures en trompe-l’œil, uniques en France. Les peintures urbaines et les trompe-œil sont une tradition à Mulhouse. Une tradition encore bien vivante avec de nombreux artistes de Street art particulièrement actifs.

    Située au n° 11 de la place de la Réunion, la maison Mieg est un bel exemple de demeure bourgeoise du XVIe siècle, et la pharmacie au Lys était déjà une officine d’apothicaire en 1649. De nombreux évènements s’y déroulent, dont le célèbre marché de Noël de Mulhouse. Autre monument à ne pas rater: le temple Saint-Étienne est le plus haut monument protestant de France avec 97 mètres. Pour une bonne dose de nature, prenez la direction du Parc zoologique et botanique. Labellisé « Jardin remarquable » grâce à la richesse de ses collections botaniques, le Parc se mobilise également dans la préservation de la biodiversité et participe depuis plus de 30 ans à la sauvegarde des espèces animales et végétales en voie de disparition, dans le cadre de programmes internationaux. Cette année, une nouveauté: l’ouverture de la zone Horizon Afrique qui accueille 50 nouvelles espèces telles que des girafes, des hippopotames nains ou encore de nombreux reptiles.

    Stéphane Jeanlin

    Crédit : © Emilien Drey

    Bon plan !

    Si vous venez en train et que vous séjournez au moins une nuit dans un hôtel de la ville, l’office de tourisme local vous offre le Mulhouse City Pass ! Il vous suffit d’envoyer vos billets et votre preuve d’hébergement par mail à [email protected] avant votre arrivée ou de passer tout simplement à l’office de tourisme pour les présenter. Cette offre est valable jusqu’au 31 décembre 2025, pour un séjour avec au moins une nuit sur place, hors hébergement à titre gracieux.

    Office de tourisme de Mulhouse Sud Alsace :
    1, av. Robert Schuman, Mulhouse Tél. : 03 89 35 48 48 tourisme-mulhouse.com

  • Les Cinque Terre vivent au rythme du train

    Les Cinque Terre vivent au rythme du train

    Dans le nord-est de l’Italie, entre Gênes et La Spezia, sur la côte ligure, les Cinque Terre attirent de nombreux visiteurs. On y accède en bateau, à pied et surtout en train, le seul véritable lien unissant le reste du monde à ces petits villages accrochés à la falaise.

    Des immeubles multicolores, serrés autour de venelles ombragées – les « carruggi » – qui entourent un petit port de pêche ou une petite place animée. Acculés par le relief, les « Terre » se nichent entre les collines abruptes, déclinées en terrasses, et la mer Ligure. Le rouge, l’ocre et le jaune qui tranchent avec le vert et le bleu. D’ouest en est : Monterosso al Mare, Vernazza, Corniglia, Manarola et Riomaggiore. Les cinq villages ont chacun leur charme propre et sont tous desservis par une petite gare qui ne désemplit pas pendant la haute saison.

    Longtemps préservés comme un secret bien gardé, les cinq villages qui composent les Cinque Terre étaient pratiquement inaccessibles, hormis par la mer, jusqu’à la construction de la voie ferrée reliant Gênes et Pise dans les années 1870. Avant la construction de la ligne, la communication entre les différents villages s’effectuait par bateau ou par des équipages de mules qui crapahutaient sur les sentiers qui dominent les cinq « Terre ». Dans la région, la construction de cette infrastructure ferroviaire a constitué une incroyable prouesse technique.

    Un chantier complexe et coûteux

    Le projet de chemin de fer des Cinque Terre est lancé par un décret royal publié le 27 octobre 1860 concernant la création d’un chemin de fer ligure qui permettrait de relier la ville frontière de Vintimille à Massa (connectant la ligne au reste du réseau de chemins de fer existant à l’époque dans le centre de l’Italie). La section des Cinque Terre était la plus complexe et la plus coûteuse à construire. La ligne suit les méandres de la côte pour minimiser le nombre et la longueur des galeries. En tout, 23 ponts ont été construits et 51 tunnels ont été percés, couvrant plus de 28 km de l’ensemble de la ligne de 44 km.

    L’hiver 1872 a été particulièrement dur pour le chantier… Les intempéries ont provoqué des glissements de terrain et des violentes tempêtes qui ont frappé le chantier. Les ingénieurs ont été obligés de modifier à plusieurs reprises le tracé de la ligne. D’ailleurs certains anciens tronçons de la toute première voie ferrée sont aujourd’hui utilisés par les piétons et les cyclistes.

    A l’époque de sa construction, de longues étendues de côte sont inaccessibles depuis la terre. Le transport des matériaux de construction s’effectue donc exclusivement par voie maritime, ce qui impose une logistique particulièrement compliquée.
    Le 22 juillet 1874, la dernière section de la ligne est mise en service, rompant définitivement l’isolement des Cinque Terre. L’infrastructure est d’abord à voie unique avant que le doublement des voies ne soit achevé dans les années 1970. Ce tronçon de ligne est électrifié avec un système triphasé en 1926, puis converti en courant continu à 3 kV en 1947.

    Aujourd’hui encore, le train demeure le meilleur moyen de découvrir ces villages à partir de Gênes, La Spezia ou Levanto. Les trajets sont rapides : trois minutes entre Riomaggiore et Manarola ou entre Manarola et Corniglia pour les plus courts et cinq minutes pour le plus long entre Corniglia et Vernazza. Peu de temps pour apprécier le paysage, d’autant plus qu’une bonne partie de la ligne est en tunnel. Mais quand le paysage apparaît, c’est une claque ! La ligne longe des falaises, semble parfois se faufiler entre les vagues et le maquis.

    Paysage en danger

    Le paysage des Cinque Terre est sculpté depuis près de 1 000 ans par la main de l’homme. Il a déployé, partout où il le pouvait, des restanques formées patiemment avec des murs de pierre qui retiennent la terre. Luttant contre la pente, il a façonné un paysage découpé en terrasses. Chaque espace disponible est planté. Des agrumes, de la vigne et des oliviers. Certaines terrasses peuvent atteindre jusqu’à 2 km de long et s’étendent le long des pentes abruptes à une altitude variant entre quelques mètres et 400 m au-dessus du niveau de la mer. Essentiellement construites au XIIe siècle, elles sont le résultat d’une approche communautaire de l’agriculture locale. Les murs de pierres sèches sont en général édifiés avec des blocs de grès, colmatés par des cailloux de toutes tailles.

    Ce patrimoine est en danger. L’Unesco estimait en 1997, au moment de l’inscription au Patrimoine mondial, que 130 m de murs par hectare de vignoble et entre 30 et 300 m par hectare d’oliveraie étaient à reconstruire de toute urgence. Depuis, plusieurs dizaines d’hectares de vignes et d’oliviers ont été réhabilitées grâce à plusieurs programmes de remise en état du paysage. Mais il s’agit d’un combat constant. Les surfaces cultivées ne cessent de baisser alors que le développement de l’industrie du tourisme provoque l’abandon de l’agriculture traditionnelle. L’écosystème unique et fragile des Cinque Terre est aujourd’hui en danger.

    Cinque Terre, cinq ambiances

    Situé au milieu d’un petit golfe naturel, protégé par une petite falaise, Monterosso est la plus occidentale des Cinque Terre. C’est également la plus peuplée. A l’ouest du village, au-delà du Colle dei Cappuccini, se trouve la plage de Fegina. La gare de Monterosso donne directement sur les baigneurs. C’est ici que les touristes trouvent les plages les plus étendues et ils sont nombreux à déguster Spritz ou autre sur la promenade qui longe la plage.

    Vernazza se déploie le long de la Vernazzola, une petite rivière fougueuse. La vie s’articule autour de la Via Roma qui relie la gare au port, où restaurants, bars, boutiques de souvenirs ou épiceries fines accueillent toute la journée les flots de touristes qui sortent de la gare. Le Castello Doria est aujourd’hui transformé en belvédère et est surtout occupé par les voyageurs. Mais il a été initialement construit pour assurer, dès sa construction au XIe siècle, la protection du port de Vernazza, notamment contre les nombreux raids des pirates. Il faut un peu de courage pour grimper en haut de la tour Belforte, un édifice qui complétait la défense de la ville, mais on est récompensé par une vue impressionnante à 360 degrés sur le village. Construite en 1318, l’église de style gothique ligure de Santa Margherita di Antiochia, patronne de la ville, surplombe la petite cité. Son clocher octogonal est couronné par une tour de près de quarante mètres.

    Unique village des Cinque Terre à ne pas avoir été édifié sur la côte même mais tout en haut d’une falaise, Corniglia se mérite. Depuis la gare, il faut gravir les 384 marches qui permettent d’accéder au village qui se serre autour de la petite église blanche de San Pietro, qui domine ses paroissiens depuis le XIVe siècle. Cet escalier, la Lardarina, est une petite épreuve, surtout s’il fait chaud. Mais vous serez récompensés par la vue sur la baie des Cinque Terre. Le petit village de Manarola se niche au cœur de la crique de Volastra. Il s’étend en partie sur un aiguillon rocheux qui surplombe la mer et en partie le long de la rivière Grappa, d’ailleurs, si vous suivez son cours, vous atteindrez un petit hameau éponyme. Particulièrement photogénique, Manarola s’accroche à la roche dominant les eaux cristallines de la mer. Les couleurs pastel des bâtiments, typiques de la région, accentuent la beauté du lieu.
    A Riomaggiore, les maisons longent la vallée resserrée de la rivière Maggiore, aujourd’hui couverte, la rue principale du village passant juste au-dessus. La calanque où le petit port a été installé est cernée par les collines abruptes où se serrent les maisons. Le village aurait été fondé au VIIIe siècle par des Grecs fuyant la persécution de l’empereur byzantin Léon III l’Isaurien.

    Surtourisme

    Le lieu est quelque peu victime de son succès et nous ne pouvons que vous conseiller, si vous le pouvez, de choisir la basse saison pour entreprendre votre voyage. Si vous êtes à la recherche de calme et de solitude, passez votre chemin. Depuis le classement des Cinque Terre (ainsi que du territoire de Porto Venere et des trois îles de son archipel, Palmaria, Tino et Tinetto) au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1997, les touristes viennent toujours plus nombreux découvrir ces petits bijoux posés sur la mer Ligure. D’ailleurs, sur les quais, des panneaux demandent aux voyageurs d’occuper tout le quai pour des raisons de sécurité, les groupes de touristes ayant tendance à rester agglutinés devant l’entrée. Sur les sentiers qui permettent de relier les différents villages, les randonneurs sont parfois si nombreux qu’ils sont obligés de s’arrêter et d’attendre patiemment de pouvoir avancer. Les Cinque Terre comptent à peine 5 000 habitants et reçoivent la visite de 3 millions de touristes tous les ans. Un succès qui s’explique très simplement : l’endroit est magnifique ! Les joies de la mer, le bonheur du maquis, la beauté des villages colorés : le cocktail est attractif.

    Carpe diem

    Au niveau de l’estomac, le visiteur n’est pas en reste ! La gastronomie ligurienne a de quoi contenter tous les appétits. Dans les Cinque Terre, c’est souvent la cuisine génoise qui s’exprime. Le pesto genovese naturellement, exclusivement préparé dans un mortier avec du basilic génois AOP. La focaccia se décline ici à l’infini et la farinata, une pâte à base de farine de pois chiches, permet de prendre le maximum d’énergie avant de s’aventurer sur les sentiers de randonnées. Les anchois frits minute sont servis en cornet. Mais il existe également des trésors typiques des Terre. Le limoncello tiré des citrons de Monterosso est un must. Produit à partir de cépages endémiques Bosco, Vermentino et Albarola, le Sciacchetrà est un vin liquoreux qui a fait la réputation des Cinque Terre depuis le Moyen Age. Le poète latin Pétrarque le célèbre dans son poème épique Africa, tout comme Gabriele D’Annunzio, bien plus tard.

    Nous laisserons le mot de la fin à l’écrivain génois Eugenio Montale, prix Nobel de littérature en 1975. Enfant, il passait ses vacances d’été à Monterosso al Mare, où il retournera souvent ensuite. Il a fait des Cinque Terre une source d’inspiration importante de son œuvre poétique. Il expliquait ainsi son attachement à ce lieu unique : « Debout sur les falaises spectaculaires des Cinque Terre, je n’ai ni désirs, ni besoins, ni préoccupations. Je coexiste simplement avec la terre. L’air se purifie et, en regardant vers le bas, je vois une végétation parsemée de maisons et de quelques restaurants, et je pense que c’est la vie dans ses composantes les plus élémentaires : la beauté, la nourriture et la nature. »

    Pierre MICHEL

    Plus d’informations sur www.parconazionale5terre.it/

    Cinque Terre, quel billet acheter ?

    Le billet de train, à la fois pour le Cinque Terre Express et pour le train régional qui fonctionne en basse saison, peut être acheté directement à la gare. Vous pouvez également le prendre sur l’application Trenitalia et éviter ainsi les longues queues au guichet. Un trajet coûte de 5 à 10 euros pour adultes entre chacune des gares de la ligne. Les enfants de 4 à 11 ans paient de 2,50 à 5 euros (la moitié du prix du tarif adulte simple). Le prix d’un billet varie en fonction de la période de visite. Réduction le soir : les touristes voyageant entre les villages après 19h30 paient 5 euros pour un trajet. En basse saison, le prix sont plus doux et les touristes moins nombreux. A partir du 3 novembre, un ticket régulier suffit. Si vous prévoyez de prendre plus de quatre trains dans la même journée, mais aussi de randonner sur les sentiers payants, d’utiliser le service de bus entre les villages et les sanctuaires ou simplement de vous sentir libre, la meilleure option est la Cinque Terre Card. La carte Cinque Terre Treno MS Card coûte 19,50 euros par jour, 34 euros pour 2 jours consécutifs et 46,50 euros pour 3 jours consécutifs (adulte), et donne accès aux sentiers payants et, en plus, à un nombre illimité de voyages en train régional sur la ligne Levanto – Cinque Terre – La Spezia.

    © En train.
  • Réouverture de la maison de Pierre Loti à Rochefort

    Réouverture de la maison de Pierre Loti à Rochefort

    Après des années de travaux, la maison de Pierre Loti a ouvert de nouveau ses portes au public le 10 juin dernier. Un lieu à l’image de l’écrivain.

    Né à Rochefort le 14 janvier 1850, l’écrivain voyageur et officier de marine ne se nomme pas encore Pierre Loti, mais Julien Viaud. Suivant les traces de son frère Gustave, dont les voyages ont modelé ses rêves d’enfants, il se forme à l’école navale de Brest à la fin des années 1860. Dorénavant, l’océan est son domaine, le monde son horizon. De 1871 à 1918, il entreprend de nombreux voyages qui nourrissent les pages d’un journal intime qui servira de base à la construction de ses ouvrages. C’est également à l’occasion de l’un d’eux, qu’il sera pour la première fois nommé Loti. C’est en effet en Polynésie qu’une reine lui attribue ce surnom.

    L’histoire familiale de la demeure débute en 1802. Le grand- père maternel de Loti devient propriétaire de cette belle maison construite à partir de la fin XVIIe. En 1871, Pierre Loti rachète la maison à sa mère. Les travaux de décoration débutent six ans plus tard avec l’aménagement de la première pièce orientale qui deviendra plus tard le salon turc. Les années suivantes, il poursuit la transformation de la maison familiale en créant le salon rouge, puis la chambre aux abeilles, la pagode japonaise et la salle gothique. Mais, son « œuvre » ne s’arrête pas là… En 1895, il acquiert le no 139 de la rue et y édifie une mosquée, une salle Renaissance et une salle chinoise. Deux ans plus tard, il achète le n°143 pour y loger son secrétaire Gaston Mauberger.

    Vue extérieure de la maison de Pierre Loti. © Musées municipaux de Rochefort

    Pierre Loti a voulu faire de sa maison l’espace où la mémoire de ses périples à travers le monde est préservée. Obsédé par le temps qui passe et par la mort, il entend contrer cette finitude existentielle en accumulant des objets, choisis pour leur puissance évocatrice. Les différents décors de sa maison sont réalisés entre la fin des années 1870 et le début du XXe siècle. Ils doivent mettre en scène les temps forts de son existence et démontrer l’importance de ses richesses matérielles aux yeux de la haute société.

    En 1969, le fils de l’écrivain voyageur vend la maison à la mairie qui la transforme en un musée municipal consacré à l’auteur de Pêcheur d’Islande, Aziyadé ou encore Ramuntcho. Le musée Pierre Loti ouvre ses portes en 1973. Fermée au public depuis 2012, la maison accueille de nouveau les visiteurs de- puis le 10 juin dernier, après un important chantier de restauration lancé en 2020. Afin de redonner tout son lustre à cette incroyable demeure, 34 corps de métiers ont été mobilisés sur ce chantier de restauration hors norme. Premier défi: retrouver l’authenticité du lieu. Peu de documents iconographiques permettant de visualiser les différents décors qui s’y sont succédés, un long travail de recherche a d’abord été nécessaire.

    Profitez d’être à Rochefort pour découvrir les nombreux trésors de cette ville historique. Surtout ne ratez pas l’Arsenal des mers et la Corderie royale. Cette ancienne manufacture assurait la fabrication des cordages pour la marine royale. Aujourd’hui, on y propose des expositions permanentes et temporaires, des visites guidées, ainsi que des ateliers pour découvrir les secrets de fabrication des cordages. Une autre institution mérite le détour… Installé dans l’Hôtel de Cheusses, première résidence de prestige des commandants de la Marine, le musée national de la Marine présente ses riches collections qui permettent de découvrir l’extraordinaire histoire de l’arsenal de Rochefort, de sa création sous le règne de Louis XIV jusqu’au XXe siècle.

    Infos pratiques :

    Maison de Pierre Loti. 137, rue Pierre Loti, Rochefort. Tél. : 05 46 82 91 60

    Accès :

    À 3 h 30 de Paris, 2 h de Bordeaux ou encore 2 h 30 de Nantes. Gare TGV La Rochelle ou Surgères puis en TER jusqu’à Roche- fort. La maison se situe à une vingtaine de minutes de marche de la gare SNCF de Rochefort.

  • 10 marchés emblématiques au bout du quai

    10 marchés emblématiques au bout du quai

    Voici une sélection de marchés rapidement accessibles depuis une gare pour découvrir les trésors culinaires et les terroirs qui font tout le goût de la cuisine hexagonale.

    Halles centrales de Dijon (21)

    Construites de 1873 à 1875 par les Fonderies et Ateliers de Construction de Fourchambault sur les plans de l’ingénieur Louis-Clément Weinberger, les halles centrales de Dijon méritent amplement une visite. On y explore les richesses du terroir bourguignon d’étal en étal sur quelque 4 400 m2 de surface. Tout autour, des bars et des restaurants permettent d’y goûter dès la sortie du marché. Œufs en meurette, jambon persillé, gougères, escargots, bœuf bourguignon, arrosés de toute la palette des vins de la région.

    Crédit : © François de Dijon / Wikimedia Commons.

    Marché de Dieppe (76)

    A moins de 10 minutes à pied de la gare, ce marché a la réputation d’être l’un des plus beaux de France. Il se tient tous les samedis de 8 à 13 heures dans plusieurs rues du centre : Grande Rue, rue de la Barre, rue Saint-Jacques, rue de la Boucherie, place Nationale et place du Puits-Salé. Produits de la mer – poissons, coquillages et crustacés – et ceux qui expriment toute la richesse du terroir normand. Au total plus de deux cents exposants, dont de nombreux producteurs du Pays de Bray et du Pays de Caux, se côtoient dans les rues de Dieppe chaque samedi.

    Crédit : © V.Rustuel / SMA 76.

    Halles Paul Bocuse à Lyon (69)

    Situé idéalement au confluent des terroirs de la vallée du Rhône et de ses vins, du Charolais et de ses bœufs, de l’Ardèche et de ses charcuteries, de la Bresse et de ses volailles, de la Saône et du Rhône et de leurs poissons d’eau douce, Lyon est probablement la capitale gastronomique du pays. Au travers notamment des célèbres halles Paul Bocuse baptisées ainsi en 2004 en l’honneur de la figure tutélaire de la gastronomie lyonnaise. Mais l’histoire de ce marché exceptionnel a débuté bien avant. Ouvertes le 1er janvier 1971 dans un bâtiment de 13 500 m2 sur trois niveaux, situées dans le quadrilatère formé par les voies Garibaldi, Lafayette et Bonnel, les halles de Lyon ont résolument contribué à la réputation gastronomique de la ville. C’est ici qu’on s’approvisionne en fromage de La mère Richard, en saucisson pistaché de Sibilia ou encore en quenelles de brochet de Giraudet. En tout, ce sont 56 commerçants (écaillers, fromagers, boulangers, chocolatiers, pâtissiers, épiceries fines, maraîchers, charcutiers, mais aussi bouchers, poissonniers, traiteurs, cavistes et restaurateurs) qui animent ce temple culinaire.

    Plus d’informations sur www.halles-de-lyon-paulbocuse.com

    © Arnaud 25 – Wikimedia Commons

    Marché Forville à Cannes (06)

    Si vous passez à Cannes, passez au marché Forville qui se situe tout près de la gare et qui propose toutes les merveilles de la gastronomie provençale, mais également plusieurs stands de produits italiens, proximité de la frontière oblige. Le quartier du marché compte de nombreux bars et restaurants et offre une ambiance moins clinquante, mais plus authentique que la croisette. L’endroit est idéal pour constituer son ravitaillement avant de partir à l’assaut des pentes de l’Estérel tout proche.

    © Wikimedia Commons

    Le marché des Halles de Menton (06)

    Le marché des Halles se situe entre le vieux port de Menton et la plage de Fossan. Depuis 1898, les produits du riche arrière-pays de la ville colorent ses étals avec la palette classique de saveurs de la Côte d’Azur. En mai, Menton consacre d’ailleurs un week-end spécial à ses marchés des Halles et du Careï. L’occasion de déguster la fameuse tarte au citron, toutes sortes de tourtes et les délicieux barbajuans, ces raviolis frits souvent farcis de vert de blette qui seraient nés dans le village de Castellar, tout près de Menton.

    © Espirat / Wikimedia Commons

    Marché couvert Saint-Quentin à Paris (10e arrondissement)

    Boulevard Magenta, pratiquement à équidistance des gares du Nord et de l’Est, le marché Saint-Quentin est installé dans un bâtiment en briques récemment rénové. Plusieurs traiteurs y sont également installés (italien, africain, portugais, asiatique, marocain, libanais), et on peut également boire un verre et manger sur le pouce après avoir fait son marché.

    Fermé le dimanche après-midi et le lundi, le marché accueille les habitants du quartier et les voyageurs jusqu’à 13 h 30 le dimanche et 20 h les autres jours.

    © Chabe01 / Wikimedia Commons

    Grand marché de Vienne (38)

    Si Vienne compte quelque 30 000 habitants, son grand marché du samedi est le deuxième plus important de France. 6 km de linéaire et 400 intervenants : le marché est en effet imposant ! Cinq minutes de marche depuis la gare suffisent pour y accéder. Il se tient tous les samedis rue Chantelouve – Ponsard, place Miremont devant la salle des fêtes et place Saint-Pierre. On y trouve des saucissons artisanaux, des primeurs en provenance des maraîchages d’Ampuis, des rigottes de Condrieu…

    © Nicolas Combe

    Marché Victor Hugo à Toulouse (31)

    A 11 minutes à pied de Toulouse Matabiau, le marché Victor Hugo déploie la palette des saveurs locales depuis 1896. Plus de 80 exposants se partagent les loges et proposent un large choix de produits frais et régionaux. Poissonniers, bouchers, charcutiers, tripiers et volaillers se mêlent aux primeurs, boulangers et pâtissiers, fromagers ou crémiers. Plusieurs cavistes sont également présents et vous pouvez boire un verre accoudé sur un tonneau. A l’heure du déjeuner, imitez les Toulousains et grimpez à l’étage, pour vous sustenter dans l’une des nombreuses gargotes qui proposent une cuisine du marché à bon prix. Ouvert tous les jours jusqu’à 13 h 30, sauf le lundi.

    Plus d’informations sur www.marche-victor-hugo.fr

    © Toulouse Tourisme

    Marché de Brive-la-Gaillarde (19)

    Un bon quart d’heure de marche permet d’accéder au marché de Brive-la-Gaillarde, immortalisé en son temps par Georges Brassens, qui y situe sa chanson Hécatombe dans laquelle la maréchaussée passe un moment difficile subissant la furie de « quelques douzaines de gaillardes » qui s’y « crêpaient le chignon » à propos d’une sombre histoire d’oignons… Aujourd’hui, la halle qui abrite une partie du marché porte le nom du chanteur et accueille tous les mardis, jeudis et samedis les gourmands de la région et d’ailleurs. Ils viennent ici nombreux pour les volailles grasses (foie gras, confits…), les produits du Périgord (truffe, noix), ceux du Limousin (pomme, viande), la pêche de Voutezac, ou encore la prune de Vars…

    © Le grand Cricri / Wikimedia Commons

    Le marché couvert de Granville (50)

    A neuf minutes de la gare, le marché couvert de Granville se tient chaque samedi matin dans la « Monaco du Nord ». Premier port coquillier de France, Granville entretient avec les coquillages et les crustacés une passion ancienne. Praires, bulots, coquilles Saint-Jacques, huîtres, moules de bouchot, tourteaux, homards : la Manche offre une multitude de trésors gastronomiques, notamment venus de l’archipel de Chausey qui se situe juste en face de la cité portuaire. Les produits du terroir normand sont également bien représentés : fromages, agneau de pré-salé et andouille de Vire attirent également les chalands.

    © P. Michel – En train
  • L’été à bord des TER du Pays de Montbéliard

    L’été à bord des TER du Pays de Montbéliard

    Depuis le 15 juillet et jusqu’au 31 août 2025, les lignes TER Besançon–Montbéliard–Belfort et Besançon–Morteau proposent une expérience sonore inédite : quatre récits immersifs diffusés à bord grâce à l’application gratuite GOH.

    Il suffit de s’installer et d’activer la géolocalisation sur son smartphone et d’écouter les histoires qui se déclenchent automatiquement selon l’avancée du train. Créée par MA Scène Nationale en partenariat avec la SNCF, la Région Bourgogne-Franche-Comté et Mobigo, cette série audio mêle patrimoine vivant, art sonore et narration contemporaine.

    Chaque trajet devient un véritable voyage dans l’imaginaire local. On découvre la vache montbéliarde à travers le concours Montbéliard Prestige, on revient en arrière avec la Peugeot 205, on vit les coulisses de la fabrication de la saucisse de Montbéliard et l’on vibre au rythme des chants et souvenirs du FC Sochaux-Montbéliard.

    Cette initiative offre une nouvelle manière de découvrir le territoire, en rapport avec le titre de Montbéliard Capitale française de la culture 2024.

  • Ecosse, retour des trains sur la ligne du Grand Nord

    Ecosse, retour des trains sur la ligne du Grand Nord

    Les circulations ont repris sur la ligne du Grand Nord après trois semaines de travaux d’ingénierie essentiels, menés par les équipes de Network Rail, le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire britannique. Ce chantier visait à améliorer la fiabilité de l’une des lignes ferroviaires les plus pittoresques et les plus isolées d’Écosse. Elle s’étend d’Inverness à Wick et Thurso et constitue une liaison vitale pour les habitants et les touristes.

    L’investissement de 11,5 millions de livres (13,3 millions d’euros) comprenait la rénovation d’un tronçon de huit kilomètres de voies entre Brora et Helmsdale, dont certaines dataient de près d’un siècle, ainsi que le remplacement de près de quinze kilomètres de voies ferrées vieillissantes entre Invergordon et Fearn.

  • Nouvelle liaison directe entre Copenhague et Prague via Berlin en mai 2026

    Nouvelle liaison directe entre Copenhague et Prague via Berlin en mai 2026

    Bonne nouvelle pour les voyageurs européens. Ils bénéficieront bientôt d’une liaison ferroviaire directe entre trois capitales du continent : Prague et Copenhague via Dresde, Hambourg et Berlin. Des escales sont annoncées en Allemagne, à DB (Deutsche Bahn), DSB (chemins de fer danois) et ČD (chemins de fer tchèques) se sont associés pour proposer ce nouveau service. La connexion sera desservie par les trains ComfortJet de ČD.

    Deux paires de trains (deux allers-retours) circuleront toute l’année – avec des temps de trajet de sept heures entre Copenhague et Berlin et de onze heures entre Copenhague et Prague. Une liaison nocturne saisonnière sera également proposée. Un train de nuit circule déjà entre Hambourg et Copenhague en été, mais à partir de 2026, il sera prolongé jusqu’à Prague via Berlin et Dresde. Un service également assuré par les nouveaux trains ComfortJet. La nouvelle liaison doit entrer en service le 1er mai 2026, lorsque les travaux de révision générale de la ligne entre Berlin et Hambourg seront achevés.

    Un train ConfortJet des chemins de fer tchèques en gare de Prague.